Livre I - Manuscrits du Roi
1. Le Manuscrit de l'Olympe
Par Zeus, lorsque l’aigle rejoint celui qui siège dans le ciel, lorsque le chêne perçoit celui qui déchaîne le tonnerre, l’homme qui l’observe se souvient qu’il est l’égide, le bouclier de cette terre par ses éclairs et cette majestueuse lumière.
Par Héra, celle qui brandit le sceptre de la vie durant le mariage et qui couronne ses témoins à concrétiser cette même conviction.
Par Poséidon, celui qui veille sur la terre même au fond des océans, celui qui parfois monte au-dessus des mers en brandissant son trident, enseigne à l’homme qu’il est important, bien plus qu’il ne le pense, de veiller sur la terre et sur son évolution.
Par Aphrodite, lorsque la colombe nous fait signe et nous séduit par sa venue, elle est le symbole d’un amour prochain et c’est alors au cygne de déployer ses ailes en offrant une rose à une reine.
Par Héphaïstos, celui qui brandit son marteau de feu au-dessus des volcans rappelle à l’homme qu’il faut forger le fer afin d’obtenir la terre.
Par Athéna, celle qui tient la branche d’olivier dans sa main, anime cette science naturelle des arts de demain, on apprend à se défendre avec elle comme un bouclier ou une épée fraternelle.
Par Apollon, lorsque de sa lyre resplendit la lumière et qu’on voit le corbeau tenter de s’approcher du soleil, s’entend la poésie du ciel et la musique dans nos chaumières.
Par Artémis, celle qui décoche des flèches d’argent à l’aide de son arc, nous rappelle notre nature sauvage qui chasse par nécessité et celle qui regarde la lune avec curiosité.
Par Hermès, celui qui possède des souliers ailés et apporte sa protection lors des voyages sacrés fait qu’on arrive à avancer dans les périples le cœur plus léger.
Par Hestia, le foyer est comme une amphore bien gardée, la chaleur d’un feu familier.
Par Arès, les armes sont très utiles à qui sait s’en servir avec habileté, que ce soit une lance, un glaive ou un bouclier.
Par Déméter, lorsque les saisons changent, on peut distinguer une tourterelle en signe de fertilité. L’épi de blé qui sort alors de la terre cultivée est bien le signe d’une nature renouvelée.
Que ce manuscrit soit comme un talisman pour celui qui des Dieux l’entend.
