Livre II - Manuscrits de la Reine

20. Un Conte de Noël

Un enfant mène son enquête !

Comment se fait-il que nous sommes tous dans l’obligation d’affirmer que le Père Noël n’existe pas en pleine période de Noël ? Il n'en a pas toujours été ainsi !

Que se passe-t-il ? Il fait pourtant partie de cette magie !

De quel droit cette société, prônant un certain modernisme prétend que tout ce qui ne se voit pas, n’existe tout bonnement pas ?

Dans quel but s'immisce-t-elle dans notre raisonnement et d'ailleurs pourquoi devrions-nous ouvertement nous moquer du Père Noël ?

Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Il y a tout de même des limites !

Comment en est-on arrivé là ? Une fête religieuse aussi importante qui se retrouve à devoir se taire ?

Après tout, comment pourrions-nous le voir si nous devons d’abord cesser d’y croire ?

Même si il ne se présente pas devant nous, cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas, qu’il n’a jamais existé ou même que personne ne l’a jamais vu !

Et il n'y a vraiment pas de quoi rire !

En se mettant dans la peau du Père Noël, cet enfant s'est dit : « Il est clair que ce ne doit vraiment pas être facile à gérer comme situation ! »

L’enfant prit la décision de prier pour le Père Noël chaque jour en ouvrant une case de son calendrier de l’avent en espérant que cette problématique se règle.

Au fur et à mesure, il a ressenti sa présence, son existence dans son cœur.

L’enfant se dit alors : « Peut-être est-il invisible, mais ce que je ressens n’est pas inexistant, ça c’est sûr ! »

Il s’est satisfait de cette réponse jusqu’au vingt-quatre Décembre.

Ce jour-là, on sonna à sa porte.

Un homme costumé comme le Père Noël est venu lui demander ce qu’il souhaitait comme cadeau cette année.

L’enfant lui a simplement dit qu’il voulait que la magie de Noël subsiste.

Cette nuit-là, après avoir passé un bon Noël en famille, il est parti se coucher.

Le vingt-cinq Décembre très tôt au matin, il se réveille subitement et il entend du bruit provenant du salon.

Il se lève et il va vérifier de quoi il s’agit.

La lumière était allumée et lorsque il est entré dans le salon, le Père Noël était là sous ses yeux !

L’enfant a eu peur de le déranger car il était de profil et avait le regard très concentré sur le petit Jésus placé sous le sapin de Noël.

L’enfant pouvait voir dans son regard que le Père Noël y tenait beaucoup et que cela semblait le rendre heureux mais aussi un peu mélancolique.

L’enfant prit son courage à deux mains et lui dit: « Bonjour, désolé de vous déranger dans votre prière. »

Le Père Noël se tourna vers l’enfant et lui dit : « Me déranger ? Mais tu ne me déranges pas ! Cela fait des lustres que quelqu’un ne m’avait pas vu de ses yeux ! »

Je ne décrirai pas les mots que cet enfant a échangés avec lui car j’estime qu’ils sont de l’ordre privé.

Tout ce que je sais, c’est que quelque part, ce jour-là, cet enfant a réussi à briser une sorte de malédiction qui semblait durer depuis un moment.

L’enfant prit conscience d’un millier de choses par cette rencontre magique, bien plus que le commun des mortels peut imaginer.

Après cet échange, le Père Noël s’en alla dans un halo de lumière et son esprit a rejoint le lieu des prières célestes.

Ce n’est pas la chance qui a joué en faveur de cet enfant, c’est sa volonté de rétablir les choses qui a provoqué cette rencontre.

En effet, rien ne remplace la vérité.

Ainsi s’achève ce conte de Noël.

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