Livre VI - La Cité de la Nuit

5. Une Drogue Surnaturelle

Le naturel a aussi ses défauts.

Cela peut arriver à n’importe qui en vérité et il vaut mieux en être averti si tu veux mon avis.

D’ordinaire, l’être ne confond pas le Bon et le Mauvais, le Bien et le Mal, mais si cela arrive alors c’est qu’il a sans doute transgressé une règle de vie en consommant une substance qui représentait un danger pour lui.

Au début, il a enfreint une règle sans vraiment s’en rendre compte et parfois il ne le remarque même pas lorsqu’il pense accéder à un au-delà.

Il a quelque chose en lui qui altère son jugement et qui finit par donner un air différent à cette substance et il ne s’en méfie plus.

Certaines drogues dites naturelles peuvent apporter aussi des problèmes surnaturels qui peuvent diviser l’esprit de ceux qui les consomment.

Dans la confusion et à travers son effet, l’être erre entre le Bien et le Mal.

Une drogue tantôt bénéfique et tantôt maléfique, voilà à quoi en est réduit l’esprit de celui qui en consomme.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un choix personnel mais il est bien question d’une activité surnaturelle et au fond la victime le sait.

Ce n’est que lorsque la victime prend conscience qu’elle est en danger et qu’il est temps de sauver sa vie, qu’elle entame un combat.

Un coup tordu dont il est difficile de se défaire car la victime, blessée, se retrouve dans l’impasse et n’arrive plus à faire face.

Le combat est rude et peut durer longtemps.

Le Bon et le Mauvais s’affrontent dans un combat qui parfois semble ne pas avoir de sens pour la victime elle-même qui préfère mettre le Bien et le Mal dans le même panier lorsqu’elle cherche sa liberté.

La lucidité d’un Ange est confrontée à l’illusion d’un Démon.

Entre le Bien et le Mal, difficile d’y voir clair face à ces deux adversaires rusés comme un seul.

La victime se croyait libre au hasard des rencontres, alors qu’elle était détenue dans de nouvelles règles de vie qui allaient à son encontre.

Un jour, l’être ouvre les yeux définitivement et décide de garder l’esprit ouvert mais avec une certaine méfiance vis-à-vis de la nature de certaines substances.

C’est la fin d’un combat, d’une guerre intérieure et petit à petit la victime reprend sa vie en main.

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